Le 06, troisième trimestre 2011

Publié le par La Vilaine

Les pages ne se remplissent pas vite. Pourtant j'ai comme une insatiable envie d'écrire, mais je ne trouve pas les mots.

 

Ecriture automatique ?

 

Dehors il pleut, pratiquement sans discontinuer depuis ce matin . Les gouttent d'eau tombent inlassablement, une à une dans un parfait ensemble, se regroupant en flaques où le sol plus incurvé par endroits les accueille.

Que se racontent elles ? Peut être rien. Juste heureuses de se retrouver après tant de chemin parcouru depuis les cieux. Peut être même ne se connaissaient elles pas avant d'arriver là. Bonheur de se rencontrer, se décourir, se séduire. Ensemble, elles ne font plus qu'un, féminines devenues masculin.

Pendant que celles ci se regroupent sur un sol ou un réceptacle qui les attend, d'autres cherchent à s'échapper et dévalent les pentes en chantant. Les plus jeunes peut être. Hasard de la Nature qui les dépose là, tantôt pour du repos, tantôt pour une ballade ruisselante. Mince filet timide et discret ou véritable torrent dévastateur et furieux, à chaque goutte sa destinée. Calmes ou bouillonnantes, apaisantes ou inquiétantes, aucune d'elle n'aura choisi, mais chacune acccomplira sa destinée, résignée, concentrée, affairée. Mouillée.

Certaines en tombant essaient de faire diversion et coulent le long d'un tronc, roulent des feuilles et pétales nourrissant la plante en glissant. D'autres -naïves- essaieront de s'échapper par le toit, poursuivre leur route sur un capot de voiture, un phare de moto, le parapluie d'un promeneur pressé...

Et pourtant aucune d'elles n'échappera à la loi de la gravité. Certaines même la subiront plus que d'autres: absorbées par la terre desséchée elles iront terminer leur course plus près encore du centre de la Terre.

 

Diverses et variées, elles ont cependant toutes la même composition. Grosse, petite, fluide, gelée ou encore cristallisée, toutes différentes et semblables à la fois. Diversité unifiée à défaut d'être uniformisée, où l'identité de chacune n'est que relative. Unité diverse qui dresse le tableau de ce paysage maintenant humide ou détrempé.  

 

  La pluie a cessé. Quelques goutelettes retardataires viennent irrégulièrement troubler les flaques apaisées.  

 

La Nature attend

Publié dans Mots et soliloques

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Ty.Jecyka 05/09/2011 16:28


jolie flaque de mots qui dit encore combien l'eau apaisante est ressource...


La Vilaine 11/09/2011 18:22



merci, l'idée était en effet que la pluie ne signifie pas seulement hiver tristesse et désolation...



Luna 01/09/2011 19:25


Bravo pour ce si beau texte !


La Vilaine 11/09/2011 18:23



Merci


 



Lisbei 01/09/2011 13:23


Oh, et j'y pense, comme tu aimes écrire, connais-tu le blog de Leiloona (il est dans mes liens), Bricabook ? Elle propose un atelier d'écriture par semaine, à partir d'une photo, ça pourrait te
plaire ...
Bisous !


La Vilaine 11/09/2011 18:24



Merci pour le lien: Je vais allez y faire un tour. Je ne sais pas par contre si je participerais aux ateliers.... mes textes ne sont pas travaillés du tout: c'est l'inspiration qui joue. Alors si
je n'en n'ai pas... Je ferai un test et on verra bien



Lisbei 01/09/2011 13:22


C'est très beau ... et ça me fait penser à un album du Père Castor que j'adorais quand j'étais petite ...
Bises !


La Vilaine 11/09/2011 18:25



Alors là, je suis hyper flattée !



Casse-bonbec 01/09/2011 13:19


Coucou, ton texte est vraiment beau, évocateur, et apaisant. J'espère que l'écrire t'a fait du bien.


La Vilaine 11/09/2011 18:25



Oui, beaucoup de bien ! La pluie était apaisante ce jour là et je suis contente que tu aies retrouvé ce sentiments à travers ces quelques lignes